actif-trafiC prévoit de lancer une initiative populaire fédérale contre le recours excessif à l’avion et en faveur de transports publics plus attractifs. L'initiative prévoit l'introduction d'une taxe sur les billets d'avion. Les recettes seraient prélevées en fonction de la distance parcourue et de la classe de voyage, et seraient en grande partie reversées à la population.

Les aéroports suisses battent tous leurs records de fréquentation. Malgré l'urgence d'une protection efficace du climat, le trafic aérien continue d'augmenter sans limite. Parallèlement, le transfert vers le train, plus respectueux du climat, est freiné par des prix élevés et une offre limitée.
Des conditions équitables pour le train et l'avion
Dans les conditions actuelles, le train est souvent plus cher que l'avion sur les mêmes trajets, ce dernier étant favorisé par l'exonération de la taxe sur le kérosène et de la TVA. Cette distorsion du marché incite la population à prendre l'avion malgré son impact climatique considérable.
Le Conseil fédéral et les parlements ne montrent guère la volonté de réduire efficacement les émissions de gaz à effet de serre du trafic aérien en hausse et de respecter les objectifs climatiques. actif-trafiC prévoit donc de lancer une initiative populaire nationale début mai 2026. À cette fin, l’organisation environnementale spécialisée dans la politique des transports est actuellement en discussion avec diverses personnes et organisations afin de forger une alliance bénéficiant d’un large soutien.
Des transports publics attractifs pour tous
La taxe sur les billets d'avion a pour objectif de réduire les émissions de gaz à effet de serre du trafic aérien et doit être conçue selon le principe du pollueur-payeur. Ceux qui prennent souvent l'avion, parcourent de longues distances ou voyagent en classe premium devront payer davantage. Les jets privés et d'affaires devront aussi s'acquitter d'une taxe plus élevée.
La taxe sur les billets d'avion permettra de compenser un peu la concurrence déloyale entre le train et l'avion. Les recettes seraient en grande partie reversées à la population, par exemple pour l’utilisation des transports publics. En outre, une partie des recettes serait consacrée au développement d’offres abordables et attractives pour les voyages internationaux en train. Cela renforcerait la mobilité respectueuse du climat et rendrait les voyages en train plus attractifs pour tous. Et les CFF bénéficieraient de la sécurité de planification que le Parlement leur refuse avec ses tergiversations concernant le soutien aux trains de nuit.
Respecter nos objectifs climatiques dans le secteur aérien
Au cours des dernières décennies, le trafic aérien a fortement augmenté, générant ainsi des quantités considérables de CO2. En Suisse, il est le principal responsable de notre impact climatique, avec un peu plus d’un quart. Actuellement, rien ne semble freiner cette croissance: l’aéroport de Zurich a battu en 2025 des records de fréquentation. Tout indique que le nombre de passagers atteindra cette année un niveau jamais vu auparavant. Cette tendance doit être stoppée pour atteindre les objectifs climatiques de la Suisse, ancrés dans la loi par un vote populaire.